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Aujourd’hui ALI AISSAOUI est médecin urgentiste à Rethel !

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samedi 20 juin 2009
Ali AISSAOUI, adjoint (socialiste) à la Maire de Reims remet sa délégation (8 mai). Le Président du Conseil de l’Ordre des Médecins de la Marne confirme qu’Ali AISSAOUI est médecin (Dimanche 10 mai sur France3 Champagne Ardenne).

Le communiqué d’Adeline Hazan, Maire de Reims (8 mai 2009) :

"Ali AISSAOUI a fait l’objet de mises en cause graves qui l’atteignent personnellement. Pour lui permettre de se défendre librement, en employant tous les moyens qu’il jugera utile de mobiliser, il a souhaité me remettre sa délégation. J’ai accepté sa proposition. Je souhaite que les questions ouvertes par ces mises en cause trouvent rapidement leurs réponses."

Ali, adjoint à la Maire, en charge de la démocratie locale, s’est engagé fortement dans le soutien aux Palestiniens, à la population de Gaza soumise aux bombardements israëliens. Une position peu partagée dans son propre parti et parmi les autres élu-e-s socialistes rémois. Placé ainsi dans une situation de fragilité, Ali a été la cible de plusieurs articles de journalistes de l’Union revenant, plusieurs mois après les manifestations de soutien à la population de Gaza, sur son rôle moteur dans cette mobilisation. Les élu-e-s communistes, à plusieurs reprises, ont témoigné de leur solidarité avec Ali AISSAOUI, dans cette situation de dénigrement systématique.

L’Union du 7 mai a marqué une nouvelle étape des attaques contre Ali avec la mise en cause de sa qualité de médecin et un titre barrant la Une du journal.

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Une partie de la Une de l’Union du 7 mai 2009.

Explication de texte : "remettre sa délégation" signifie que désormais Ali n’est plus adjoint à la démocratie locale mais reste adjoint, sans délégation et membre de l’exécutif. Il n’aura donc plus de représentations à assurer, de présence publique lors de réunions (conseils de quartiers, ...).

Rien n’empêchait Ali AISSAOUI de poursuivre son travail d’adjoint, qui a déjà fait bouger beaucoup de choses dans le domaine de la démocratie locale, et de se défendre contre les accusations portées contre lui. Le fait qu’il n’ai plus de délégation ne constitue pas un avantage bien au contraire. Les mises en cause par des journalistes de l’Union ne concernent aucunement son activité d’adjoint mais ses engagements solidaires auprès de la population de Gaza et son activité professionnelle.


(JPEG) Dans le 19/20 de France 3 Champagne Ardenne du dimanche 10 mai, le Président du Conseil de l’Ordre des médecins de la Marne, le Docteur Jacky AHR, a précisé qu’Ali AISSAOUI avait fait des études complètes de médecine, avait exercé avec une licence de remplacement jusqu’en 2007, avait le droit de se qualifier de médecin même s’il n’avait plus le droit d’exercer aujourd’hui.

Voir l’émission de France 3


Le 13 mai, la Maire a publié un arrêté qui met fin aux fonctions d’Ali AISSAOUI (document téléchargeable ci-dessous).

Dans les jours suivants, de nouveaux articles sont parus dans l’Union, notamment le samedi 16 mai, accusant toujours Ali d’être un faux médecin. Une campagne de dénigrement systématique.

Le Collectif de Solidarité Palestine Marne a lancé une pétition en faveur d’Ali Aissaoui sur le site Mes Opinions.

Accéder à la pétition pour la lire, consulter la liste des signataires, la signer.


Depuis le lundi 25 mai, Ali AISSAOUI est médecin urgentiste à l’Hopital de Rethel.

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Ali sur son lieu de travail à Rethel (08).

Ali Aissaoui a fait parvenir le droit de réponse suivant au journal l’Union qui l’a publié dans son édition du samedi 22 juin 2009 (sauf les deux premiers paragraphes) :

Outre l’agressivité du ton que vous vous êtes autorisé à employer à mon endroit, vous avez titré dans votre édition du 7 mai dernier « Aissaoui, le médecin imaginaire ». Dans cet article, vous affirmez que je n’aurais « jamais dépassé le stade d’étudiant » et que je ne peux pratiquer la médecine !

Je ne peux laisser sans réponse ces insinuations.

M. Jackie Arh, président du conseil de l’ordre des médecins de la Marne, a récemment déclaré : « Ce n’est pas un médecin imaginaire. Il a fait tout son cursus et la preuve c’est qu’il a obtenu du conseil départemental de l’ordre de Paris une licence de remplacement valable jusqu’à fin décembre 2007.

J’atteste avoir validé mon cursus universitaire de médecine sanctionné par le certificat de synthèse clinique et thérapeutique après six années d’études, et avoir accompli l’intégralité des stages hospitaliers pendant les trois années d’internat dans les services de pédiatrie à l’hôpital Vincent Dupuy ; médecine interne (rhumatologie) à l’hôpital Avicenne ; des urgences - SMUR à l’hôpital de Coulommiers ; gastro-entérologie à l’hôpital de Coulommiers ; réanimation polyvalente à l’hôpital de Meaux (77). Je suis effectivement inscrit en thèse de médecine générale et j’ai également pratiqué la médecine de 2005 à 2008 à SOS Médecins de Reims, SOS Médecins 77, à la clinique Floréal à Bagnolet, aux urgences des cliniques de Courlancy et à Saint-André. On peut ainsi exercer la profession de médecin, sans être inscrit à l’ordre des médecins contrairement à ce que vous avez avancé.

Depuis 2007, en vue de finaliser ma formation d’urgentiste, je suis inscrit à la capacité de médecine d’urgence à la faculté de médecine de Reims. Je ne me suis jamais présenté en qualité de docteur, titre réservé aux seuls médecins ayant soutenu leur thèse. S’il est exact que j’ai pu apparaître sous cette qualité, sur un seul des sites internet que vous avez cités, ce titre m’a été attribué par erreur et en aucune manière à mon initiative, ainsi qu’en a convenu un responsable du site en question dans un courrier électronique que je tiens à votre disposition. Depuis mon intervention, cette erreur a naturellement été rectifiée.

Je ne peux en conséquence m’être rendu coupable du moindre délit d’usurpation de titre de docteur en médecine, qui suppose un acte positif de ma part. Tel n’est pas le cas. Fort de mon cursus universitaire et de mon expérience professionnelle en tant que remplaçant, j’ai effectivement fait état de ma qualité de médecin dans le sens de praticien de la médecine.

Si juridiquement, il semblerait que le terme de médecin bénéficie de la même protection que le titre de docteur, seul titre expressément protégé par le code de Santé publique, personne ne peut contester ma totale bonne foi. D’ailleurs, sur son site internet, le conseil national de l’ordre des médecins qualifie lui-même « les praticiens en cours de formation » de « jeunes médecins ».

J’avais fait le choix de reporter la soutenance de ma thèse à la fin de l’année 2009 afin de me consacrer pleinement au service des Rémoises et des Rémois. Vous êtes allez (sic) jusqu’à affirmer que je ne pouvais plus exercer la profession de médecin, accréditant ainsi la thèse de l’imposture que vous me prêtez. Cette affirmation est inexacte. En effet, depuis le 25 mai dernier, je travaille, dans le service des urgences d’un hôpital périphérique et y assume, seul, en l’état de mon cursus, des gardes de 24 h.

J’ai rendu ma délégation, dans le seul souci de laisser l’équipe municipale travailler sereinement, en cessant naturellement de percevoir mes indemnités.

Ce droit de réponse permettra de rappeler l’intégrité et la probité dont j’ai toujours su faire preuve tant dans ma vie privée que dans ma vie publique. Mes parents m’ont inculqué ces valeurs que je transmets à mes enfants...


(JPEG) Dans son édition du 3 décembre 2009 le journal l’Union relate le déroulement de l’audience au Tribunal correctionnel du 1er décembre suite à son action en « injure publique » à l’encontre d’Ali Aissaoui, adjoint à la Maire de Reims. Le tribunal correctionnel de rendre son jugement le 15 décembre prochain (article téléchargeable ci-dessous) en même que le jugement d’appel de l’Union contre la condamnation de son directeur de publication, Jacques Tillier, à 6 000 euros d’amende et un euro de dommages et intérêts pour diffamation.

Lire les informations sur le jugement du 16 octobre dernier.


Le tribunal s’est prononcé le 15 décembre 2009 sur la plainte déposée par l’Union pour « injure publique » (utilisation de l’expression « presse de caniveau »). Pour le tribunal correctionnel il faut prendre la phrase dans sa globalité " Concernant mon affaire.... cette "presse de caniveau"" dans laquelle M. Aissaoui Ali fait référence aux nombreux articles à charge de l’Union et il existe donc une raison explicite à l’utilisation de cette expression. Pour cette raison l’Union est débouté de sa plainte et condamné à des dommages et intérêts à hauteur de 800 euros.


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L’article de l’Union du 7 mai 2009.

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L’article de l’Union du 9 mai 2009.

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L’article de l’Union du 10 mai 2009.

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L’article de l’Union du 13 mai 2009.

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Arrêté de la Maire (13 mai 2009).

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Article de l’Union du 16 mai 2009.

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L’Union du 20 juin 2009 a publié le "Droit de Réponse d’Ali Aissaoui" et un commentaire sur celui-ci.

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Article de Mediapart du 12 juin 2009.

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Article de l’Union du 3 décembre 2009.
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